Passer au contenu principal

Quicury

Association Collectif Quicury Ouest Lyonnais

Collectif QUICURY

Pour Préserver nos terres nourricières du Bassin Versant de la Turdine
Vindry sur Turdine — Sarcey — St Romain de Popey — Bully — l’Arbresle — Savigny — St Forgeux — St Marcel l’Eclairé — Tarare — Joux — Les Sauvages — Valsonne — St Clément sous Valsonne — Saint Germain-Nuelles — Affoux

L’annonce de la requalification de la zone du Smadeor en zone agricole a réactivé un des premiers projets de Quicury : les fermes agricoles intercommunales. Si à la création du Collectif, une première phase a été consacrée à s’opposer à l’installation d’entrepôts logistiques (IDlogistique, Smad, …) sur cette zone agricole, une seconde, consacrée à la recherche d’alternatives allant dans le sens de la relocalisation alimentaire a rapidement été enclenchée.

Cette requalification permet aujourd’hui de repenser l’utilisation du foncier pour de futurs projets d’autant que depuis quelques années, il existe une réelle dynamique sur l’ensemble du territoire métropolitain pour ce type de fermes agricoles, dynamique qui favorise les projets locaux.

Qu’en est-il exactement ?

Les fermes agricoles communales (ou municipales, publiques, communales/citoyennes) désignent des projets agricoles initiés, portés ou cofinancés par des collectivités locales (communes, intercommunalités, départements) visant à produire des aliments locaux, souvent biologiques, pour la restauration collective et la distribution locale dans une optique de souveraineté alimentaire.

Ces projets prennent des formes variées : régie directe municipale, concessions à des associations ou entreprises, fermes citoyennes ou coopératives, et partenariats publics-privés.

Les objectifs mis en avant sont nombreux : approvisionnement restauration collective publique (cantines scolaires et Ephad), préservation du foncier agricole et soutien à l’installation d’agriculteurs, création d’emplois stables rémunérés, éducation alimentaire, lien social et inclusion, réduction de l’empreinte carbone liée aux transports alimentaires.

Un projet vieux de 14 ans QUI A FAIT SES PREUVES !

Le concept de ferme municipale s’est largement popularisé depuis 2011 avec l’exemple pionnier de la mairie de Mouans-Sartoux (10 000 habitants) située dans les Alpes-Maritimes qui approvisionne leurs cantines scolaires en légumes bio produits localement. Depuis, de nombreuses communes ont étudié ou lancé des projets similaires. Les politiques publiques (loi Egalim de 2018) et les dispositifs d’appui à l’agriculture urbaine ont stimulé le développement de fermes publiques et de projets de maraîchage municipal.

En 2024, le réseau national des fermes publiques national recense plus de 150 réalisations attestant d’une forte dynamique en faveur des fermes municipales, chacune avec un statut particulier. Ces statuts émergent en fonction des acteurs locaux et de leur capacité de financement.

Par exemple, une ferme en régie directe présente les avantages d’un fort contrôle sur la qualité et l’affectation de la production par la collectivité. En revanche, la responsabilité administrative et les coûts de gestion sont plus contraignants. De même, la concession ou délégation de service dans laquelle la commune met à disposition foncier et immobilier et confie la production à une association, coopérative ou entreprise locale, permet d’externaliser la production tout en maintenant un lien contractuel. En tout état de cause, la diversité des statuts reflète la diversité des situations locales.

Quels que soient les statuts, les fermes communales offrent de très nombreux avantages dont la population locale bénéficie :

  • alimentation scolaire plus saine,

  • souveraineté alimentaire locale,

  • préservation de la spéculation agricole foncière,

  • emplois et insertions et enfin,

  • éducation et lien social.

Les fermes agricoles communales constituent une réponse innovante aux enjeux d’alimentation durable, de préservation du foncier et d’emploi local.

Leur diversité de modèles permet des adaptations locales, mais leur succès tient souvent à un soutien politique fort, à des financements ciblés et à des partenariats techniques et sociaux robustes.

En Auvergne-Rhône-Alpes, les exemples ne manquent pas : la métropole de Lyon, Caluire, Chaponost, Val d’Oingt, Firminy,
Andrézieux-Bouthéon…

A quand le Val de Turdine ?