Vous avez été nombreux à vouloir suivre la formation de sensibilisation aux zones humides organisée par le Collectif Quicury le 1er février dans le cadre de la Journée mondiale dédiée à ces biotopes !
Deux lieux avaient été choisis sur Sarcey : autour du ruisseau Le Quicury, une zone humide telle que nous nous la représentons (cours d’eau, sols spongieux, joncs, saules…) et, un peu plus loin, une Aulnaie-frênaie autour d’un cours d’eau et dont le sol n’est pas continuellement engorgé. 35 participants ont écouté avec attention le naturaliste Thibault DURET.

70% des zones humides mondiales ont été asséchées au cours du siècle dernier pour faire place à des espaces urbanisés ou des terres agricoles. Or elles rendent de très nombreux services : stockage et restitution des eaux de pluie, atténuation des crues et soutien d’étiage, épuration de l’eau et meilleure infiltration vers les nappes, piégeage du carbone et de l’azote, sans compter qu’elles seules permettent la vie de 50% des oiseaux, 100% des amphibiens(protégés) et de certaines plantes et insectes qui leurs sont inféodés.
On estime qu’il est 5 fois moins coûteux de protéger les zones humides que de compenser la perte des services qu’elles nous rendent gratuitement. Dans certaines régions, certains agriculteurs entreprennent même de supprimer le drainage de leurs prés où le bétail retrouvera, en épisodes de sécheresse, la fraîcheur disparue.
Une formation fort instructive, nécessaire et sans doute à reconduire pour sensibiliser un plus grand nombre de personnes.
